« Pour réaliser ses rêves, il faut remonter ses manches »

     « Que seriez-vous prêt à faire pour que votre plus grand rêve devienne réalité ? J’ai maintenant la réponse : 3 000 heures de chantier pour construire le bateau avec lequel je veux gagner la Mini-Transat 2019.

     Passion. Depuis toujours, j’ai l’amour des beaux bateaux : à admirer, à construire et surtout à naviguer. Après quatre tours de France à la voile, quatre saisons sur le circuit RC44, de nombreuses collaborations avec des grosses équipes (Sodebo, Actual, Maître Coq,…), je me lance dans la course au large sur la Mini Transat 2013, à la barre d’un vieux prototype en bois que je retape patiemment depuis mes 22 ans.

     Après une treizième place et surtout une expérience initiatique de la solitude qui donne envie d’y retourner, je rachète en 2014 une épave pour en faire un bateau de course compétitif. Je finis deuxième du championnat de France promotion course au large 2015, et quatrième au classement général de la Mini Transat 2015. L’envie d’en découdre avec cette course de légende s’en fait d’autant plus forte, avec l’objectif de transformer cette Aventure en performance sportive.

     Savoir-faire. La construction est au cœur de ma formation, elle est ma force et ma différence. De la structure en carbone au gréement en passant par le plus petit câble du réseau électrique du bord, un an de chantier et 3000 heures de travail me permettent de connaître le moindre recoin de mon bateau : un prototype dernier cri, au potentiel de vitesse énorme.

     Toujours avide d’apprendre les meilleures techniques de construction et de préparation des voiliers de course, j’ai fait de ce bateau un laboratoire innovant. Il sera le troisième Mini équipé de foils.

      Engagement. Sur chaque course de la saison, je veux désormais mettre dans mes navigations toute ma rigueur, mon expérience et mon envie de me dépasser , avec un objectif ambitieux : gagner la Mini Transat 2019 .

     Cet engagement, je l’ai aussi pris auprès des partenaires qui me suivent depuis mes premières courses. Je le mettrai auprès de ceux qui se reconnaîtront dans ces valeurs et s’associeront à mon projet cette année. Car si la Mini Transat se court en solitaire, elle n’a de sens que si elle est partagée et transmise, pour rêver ensemble du grand large. »

 

EN BREF

NOM
Axel Trehin

DATE DE NAISSANCE
11/06/1988

LIEU DE NAISSANCE
Saint-Nazaire (44)

LIEU DE RÉSIDENCE
Auray (56)

FORMATION
BTS Construction Navale
Licence Pro Mise en oeuvre des matériaux composites

PROFESSION
Artisan, constructeur et préparateur de voiliers de course 

MEILLEUR SOUVENIR DE VOILE
Une navigation technique à bord du trimaran Sodeb'O de 105' de Thomas Coville. Des runs à plus de 30nds en équilibre sur le foil, des sensations très aériennes !

LYOPHILISÉ PRÉFÉRÉ
Les oeufs brouillés... oui oui !

UN OBJET FÉTICHE À BORD ?
Pas de superstition, ça porte malheur !

UNE DATE IMPORTANTE ?
Le 13 décembre 2013, arrivée de ma première transatlantique en solitaire à Pointe-à-Pitre...

UN RÊVE DE RÉGATIER ?
La Volvo, un Trophée Jules Verne... gagner la Mini ? :-)

Mon CV, en course et en chantier :

A l’été 2014, je rachète une épave abandonnée après une fortune de mer : le mini 716, un plan Lombard au palmarès prestigieux. Pendant huit mois, je répare ce bel oiseau blessé pour le mettre à l’eau le 15 mars 2015. C’est le début d’une saison de courses chargée en apprentissages et en réussites, puisque je multiplie les podiums, et remporte la Transgascogne à l’été.

En septembre, je sais que j’ai une carte à jouer sur la Mini Transat 2015, à bord de mon fidèle Raoul Pastèque. Sur la première étape, je réussis à ravir la deuxième place au 800 de Frédéric Denis, futur vainqueur de l’épreuve. Mais sur la deuxième étape, une casse matérielle m’oblige à ralentir durant vingt-quatre heures, et je dois laisser filer le podium : je finis quatrième au classement général de l’édition 2015, avec une furieuse envie de poursuivre l’histoire.

Ma découverte de la course au large s’est faite à bord du mini 229, un vieux prototype en bois que je mets deux ans à retaper patiemment pour pourvoir être aligné au départ de la Mini Transat 2013. Le bateau n’est pas le plus rapide, et je finis treizième à l'arrivée, après des déboires techniques importants et une météo pour le moins capricieuse.

Mais à bord de Danse avec les loups, je découvre surtout la beauté de la nature brute, loin de toute civilisation, et l’expérience de la solitude, après près de trois semaines sans contact. Le goût du large est bien là, il faut que j’y retourne...

De 2011 à 2014, je prépare et navigue ponctuellement sur le RC44 Aleph, un monotype de 13,40m aussi pointu techniquement que sportivement. Inspirés des Class America qui ont fait les belles heures de la coupe éponyme, on retrouve à bord des RC44 les plus grands spécialistes internationaux du match racing (duels) et de la course en flotte. 

A leurs côtés, j'apprends en rigueur et en concentration. De cet univers de très haut niveau, je garde que l'intensité de l'engagement est le maître mot de la réussite sportive.

 

Le Tour de France à la Voile (avant ses récentes évolutions) est un évènement incontournable sur les côtes françaises à l'été. L'épreuve a été le berceau d'apprentissage de nombreux marins. Courue en équipage sur des monotypes (bateaux identique pour tous les équipages), cette régate alterne parcours en baie (entre trois bouées) et parcours côtiers. Préparation de la navigation, précision des réglages et des manoeuvres, la régate au contact est formatrice et très exigeante.

Après trois années aux côtés d'équipages étudiants de 2008 à 2010 (Essec - SNL et Normale Sup' - Lagardère), je navigue avec l'équipage de Batistyl en 2011. Ces années restent pour moi celles de la découverte d'une vraie passion pour la régate de haut niveau, notamment des parcours côtiers au ras des cailloux pour jouer avec les veines de courant. 

Beaucoup de régates en J80, en Dragon, en Grand Surprise ou en Corsaire me permettent de me spécialiser dans les séries monotypes (régates qui se courrent sur des bateaux identiques pour l'ensemble de la flotte). J'ai l'opportunité de côtoyer nombre de marins de qualité au côté desquels je parfais mes connaissances de chaque poste à bord (réglages, manoeuvres sur la plage avant, tactique et navigation). 

Contact

TY STARTIGENN

Axel TREHIN

154 Avenue du Général de Gaulle

56400 AURAY

06.67.39.06.78

axel.trehin@gmail.com

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